C'est une doctrine d'Arius basée sur le fait que dans la Trinité, le Fils n'est pas égal au Père et qu'il n'est pas de même nature et ne participe pas à son éternité. La divinité du Christ n'est donc que secondaire. Cette doctrine causa des troubles très graves sur le plan religieux mais aussi politiques et fut condamnées par le concile de Nicée en 325, qui définira l'orthodoxie selon laquelle le Fils est consubstantiel au Père. C'est Constantin lui-même qui jouera un rôle déterminant dans le débat en insistant sur l'importance de l'unité, pour définir les relations entre le Fils et le Père d'une même substance. Les propagateurs de l'arianisme furent donc condamnés devant une centaine d'évêques et excommuniés comme hérétiques. Le concile de Constantinople en 381, ira aussi dans ce sens

arius

ARIUS

Prêtre Egyptien (280-336)

Né à Alexandrie.

Il fut fort influent dans une communauté chrétienne des environs d'Alexandrie. A partir de 320 il commença à prêcher sa doctrine « L'arianisme » et publia en 323 un ouvrage marqué par le néoplatonisme Thaba. Selon Arius, Jésus-Christ n'est pas de même nature que Dieu. Sa nature humaine l'emporte sur sa nature divine. Il reconnaît Jésus comme un simple prophète. Pour Arius, Dieu, est un être unique et n'avait pas pu s'incarner ni souffrir et encore moins subir la mort sur la croix, ultime humiliation. On retrouve dans certaines sectes juives, comme les ébionites, les mêmes théories sur la mort du Christ. Dès 325, sa doctrine est condamnée par le concile de Nicée. Arius est excommunié et contraint de s'exiler sur ordre de Constantin. Mais l'influence d'Arius s'étant considérablement étendue dans le monde romain, Constantin fut obligé de le rappeler de son exil. L'empereur demandera lui aussi le baptême à un évêque arien: Eusèbe de Nicomédie.