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Le Graal et la lignée royale du Christ

La descendance cachée du Christ enfin révélée

par Laurence Gardner - préface du prince Michael d'albany

édition Dervy

Présentation de l'éditeur

Jésus s'est-il marié et a-t-il eu des enfants ? Si oui, qu'est-il advenu de sa famille ? Aurait-il encore des héritiers aujourd'hui ? La vérité finit toujours par éclater ! Voici un livre qui devrait faire sensation, car il dénonce les intrigues des responsables politiques et les manipulations des autorités religieuses, qui pervertissent le message chrétien. A partir d'un travail d'archiviste, Laurence Gardner dévoile les secrets de l'Eglise et des ordres de Chevalerie. Nous découvrons ainsi qu'il existe toujours des descendants du Christ, d'extraction royale, et que cette lignée sacrée est depuis le début victime d'une véritable conspiration du silence ourdie par les différents pouvoirs en place. Unique en son genre, cet ouvrage retrace la postérité de Jésus et de Jacques, son frère, puis le destin du Sang Royal. Ce faisant, il jette un regard nouveau sur la Bible, remet e, perspective des personnages énigmatiques comme Joseph d'Arimathie et Marie-Madeleine, et grâce à lui le cycle arthurien et les légendes du saint Graal prennent tout leur sens.

Biographie de l'auteur
Prieur de l'Eglise celtique de la Parenté sacrée de saint Colomban, Laurence Gardner est un éminent généalogiste, spécialisé dans l'étude des familles royales et des ordres de la chevalerie. Lui-même chevalier Labhràn de saint Germain, il assiste le président du Conseil européen des princes, organisme créé en 1946. Détaché auprès de la Garde Noble des Stewart, mise sur pied en 1692 à Saint-Germain-en-Laye, il a également retracé l'histoire de Jacques II et de ceux qui ont pris son parti après sa destitution.

A propos de ce livre...

Je me suis intéressée à ce livre car on parle de Guillaume de Gellone, de Thierry d'Autun et de Dhuoda.

Page 237 :

LE ROI DES JUIFS

" Battus à Poitiers par Charles Martel en 732, les Arabes (en l'occurence les Maures ou "Mahométans", représentant l'aile marchante de l'Islam) se replient sur Narbonne, qui devient l'un de leurs bastions. Pour  remédier à la situation, Pépin le Bref a besoin de l'appui de la communauté juive de la ville. Il parvient à ses fins, mais à une condition : permettre la création d'un royaume juif, dirigé par l'héritier légitime de la lignée royale davidique (l'ouvrage de référence sur ce royaume juif est l'oeuvre d'un universitaire américain, Arthur Zuckerman : A Jewish in Feudal France ( Une principauté juive dans la france féodale), Combia University press, New York 1972. Inédit en français).

En application  de l'accord passé, les Juifs chassent les Arabes de Septimanie, où est fondé en 768 un royaume juif, dont Narbonne est la capitale. L'ancien gouverneur est Thierry IV, que l'on appelle aussi parfois Théodoric, voire Makir Théodoric comme le font les Arabes, et que Charles Martel a expulsé de Neustrie et de Bourgogne en 737. Son épouse, Alda, soeur de Pépin le Bref, lui donnera un fils Guilhem, comte de Toulouse, qui sera proclamé roi de Septimanie en 768. Outre son ascendance mérovingienne, celui-ci est potentat de Juda, portant le titre d'"Isaac", conformément  à la tradition prévalant chez les descendants des patriarches (Abraham, Isaac et Jacob).

Fils de Pépin le Bref, Charlemagne, sacré roi des francs en 771 et empereur en 800, avalise le pouvoir de Guilhem. Il sera suivi par le calife de Bagdad et, à contrecoeur, par le pape Stéphane. Tous les trois reconnaissent en lui, Guilhem, de la maison de Juda, un lointain héritier du roi david. Guilhem exerce une influence importante à la cour des Carolingiens, et il fait parallèlement  une brillante carrière militaire. Très marqué, en dépit de son statut éminent, par la vie ascétique des moines bénédictins, il fonde aussi un monastère à Gellone. En 791, il crée l'Académie judaîque de saint Guilhem, et il sera cité par Wolfram von Eschenbach, chroniqueur du saint Graal et auteur de Parzival.

Guibourg, sa femme, lui donnera quatre fils, Bernard, l'aîné et héritier du titre, pour l'instant prince de Septimanie, Héribert, Bera et Théodoric. Devenu chambellan de l'empereur carolingien, Bernard sera le second personnage  du royaume. Principal homme d'Etat à partir de 829, il épousera en juin 824 Dhuada, la fille de Charlemagne, au palais d'Aix-la-Chapelle, dont il aura deux fils : Guillaume (né en novembre 826) et Bernard (né en mars 841). le premier sera un prestigieux militaire, le second tenant les rênes de l'Aquitaine, où il se pose en rival de Louis II.

Trois siècles après, la lignée royale davidique est toujours vivante en Septimanie, même si le royaume comme tel, n'existe plus. En 1144, Théobald, un moine de Cambridge, déclare (alors qu'il intente une action en justice contre les Juifs de Norwich, accusés de "crime rituel") :

Les rabbins et les principaux personnages de la communauté juive d'espagne se réunissent à Narbonne, où réside le représentant de la lignée royale et où ils sont très estimés.

En 1166, un chroniqueur, benjamin de Tuleda, explique qu'il existe encore des domaines importants dirigés par les héritiers en titrre de la lignée davidique :

Narbonne est une très vieille ville de la Torah (le judaîsme est ici représenté par la Torah, c'est-à-dire les cinq qpremiers livres de l'ancien testament, encore appelés Pentateuque).

Là-bas, vivent des sages et des princes, à la tête desquels se trouve kalonymos, fils du grand prince Todros, d'heureuse mémoire, et descendant de la maison de david, comme en fait foi son arbre généalogique. ce sont les dirigeants du pays qui lui ont donné les biens composant sa succession et ses propriétés foncières, dont nul ne saurait le déposséder.