L'affaire de Rennes-le Château relatée en 1981 par trois journalistes anglais dans un ouvrage intitulé "l'Enigme Sacrée" fut un succès mondial sans précédent.

Bien construit, ce livre raconte avec un luxe de détails la vie de Jésus-Christ de la Palestine à la fuite organisée de son épouse Marie-Madeleine, gardienne du Saint- Graal, dans le sud de1aFrance.

Au fil des siècles, leur descendance s'implante par un jeu d'alliance plus ou moins secrète avec des familles juives, romaines puis wisigothiques.

Plus tard cette lignée royale en s'alliant avec les Francs, deviendra par Dagobert II, la fameuse dynastie mérovingienne implantée dans le Razès.

Comme dans un roman de cape et d'épée bien structuré, le lecteur sent petit à petit qu'il est préparé avec soin à une véritable révélation qui peut le bouleverser: les descendants de Jésus par la lignée mérovingienne sont parmi nous aujourd'hui.

Ce récit très controversé est jugé par certains écrivains, dignes de foi, d'autres plus sceptiques vérifient les sources de cette énorme documentation. D'autres enfin n'hésitent pas à parler de généalogie fantaisiste à la hauteur d'une histoire truquée volontairement. Les détracteurs les plus farouches crient au charlatanisme...

Pourtant cette levée de boucliers apporte une nouvelle production de livres encore plus fouillée et très intéressante sur l'histoire de notre pays.

Mais au delà du fait historique, les vérités sortent de leur carcan pour dépasser largement le cadre de l'interrogation sur l'existence même de l'humanité.

A notre insu, nous sommes tous devenus les héritiers de l'Enigme Sacrée.

L'intérêt pour une période historique pousse à la curiosité, voire une passion qui, quelquefois dépasse le chercheur et l'implique sournoisement. L'adhésion est alors totale avec son sujet.

Le dédoublement de la vie s'opère pour basculer dans le passé.

Comprendre devient une nécessité, une quête.

QUELQUES NOTES...

Pépin le Bref – 715-768

Fils de Charles Martel et de Rotrude, fut maire des palais de Neustrie et de Bourgogne de 741 à 751. Devient roi des Francs en 751, meurt en 768 et sera inhumé selon son désir à Saint-Denis.

Pépin Le Bref en Septimanie

Dès 752, Pépin avait essayé de s’emparer de la Septimanie. Les Mérovingiens n’avaient jamais pu cette conquérir cette contrée. En 759, Pépin loin de se décourager et aidé par certains wisigoths, fit capituler la cité de Nîmes. Vint également à son secours les Goths auxquels il avait assuré qu’ils pourraient continuer à appliquer la façon de vivre suivant la loi wisigothique, même sous la tutelle franque. Narbonne enfin céda. Des comtes de races wisigothiques purent ainsi gouverner le pays en similitude avec des comtes francs.

LA SEPTIMANIE

Il semble que le nom de Septimanie fasse allusion aux sept villes principales de ce pays : Narbonne, Agde, Béziers, Maguelonne, Carcassonne, Elne et Lodève.

Sept cités épiscopales sont recensées : Toulouse, Narbonne, Béziers, Agde, Nîmes, Lodève et Uzès.

Mais une autre définition est possible et peut faire dériver le mot latin SEPTIMANI – soldat de la septième légion, et que ces soldats aient formé une colonie.

SEPTIMANIE, apparaît pour la première fois dans un texte de Sidoine Apollinaire vers 474. Les sept villes faisaient parties du royaume wisigothique de Toulouse qui fut détruit par Clovis en 507.

Au Ve siècle, les Wisigoths s’emparent de la Septimanie qui prend le nom de GOTHIE.

Du Ve au VIIIe siècle, et malgré l’importance de l’évêché de Narbonne, la Septimanie fut d’abord une principauté wisigothique avec des princes ariens qui pratiquaient une religion : l’arianisme. Cette religion était considérée comme hérétique depuis le concile de Nicée tenue en 325. Mais par Théodoric, roi ostrogoth d’Italie, ce royaume, resta sous influence wisigothique jusqu’à l’invasion musulmane vers 720-725.

L’UZEGE

Après la convoitise des Arabes, Goths, Aquitains et Francs, L’Uzège à partir du VIIIème siècle passe sous l’autorité de Pépin le Bref dès 752 avec Nîmes.

De 778 à 817 toute la Septimanie fera partie intégrante du royaume d’Aquitaine.

L’Uzège et Nîmes seront liés à la Septimanie jusqu’en 843 mais sur le plan ecclésiastique l’ensemble sera annexé dans la Narbonnaise première de nouveau rétablie.

Guillaume duc de Toulouse

Exerçant sa domination sur l’ensemble de la Septimanie, Guillaume de Toulouse fit édifier un monastère en pays d’Uzège à Goudargues. La chapelle est dédiée à sainte Marie et à saint Michel.Dhuoda à Uzès

Se trouvait exilée dès 840 à Uzès. Cette date nous est connue par la rédaction de son ouvrage

«  Manuel pour mon fils » qu’elle acheva le 2 février 843.

Son deuxième fils Bernard naîtra le 22 mars 841 à Uzès.LA MARCHE DE GOTHIE

Après la reconquête du roi des Francs, Pépin le Bref, la Septimanie recueillit une importante colonie wisigothique de Catalogne attirés par les privilèges accordés par Charlemagne en faveur des «  Hispani »

De 818 à 878, la Septimanie avec les comtés de Gérone, d’Ampurias et de Barcelone composa la Marche de Gothie. Conformément au traité de Verdun de 843 elle reviendra à Charles le Chauve.

Le Razès

Le Razès se divisait encore au VIIIe et IXéme siècle en trois comtés : Carcassonne, Narbonne et Rennes-le- Château. Cette région était essentiellement peuplée de nombreuses colonies juives.

GUILLAUME COMTE DE ROUSSILLON ET RAZES

Il occupe cette fonction de 790 à 806 après Miron de Carcassonne.