30 mai 2007
A propos de Guillaume de Gellone
Le Prince Guillem de Gellone, comte du Razès
Document tiré de « l’Enigme Sacrée » page 237
Edition Pygmalion- Gérard Watelet- mars 1998
« En 742 donc existait dans le sud de la France un Etat indépendant, principauté autonome pour certains, véritable royaume pour d’autres. On sait peu de chose à son sujet, si ce n’est que Charlemagne et ses successeurs le reconnurent officiellement, le calife de Bagdad et le monde islamique aussi, ainsi que l’Eglise, à contrecœur, et après en avoir confisqué une partie. Quoiqu’il en soit, le Razès et Rennes le château, allaient survivre jusqu’à la fin du IXe siècle.
Entre 759 et 768 environ, son souverain fut nommé roi et, malgré les réticences de Rome, reconnu comme tel par les Carolingiens dont il devint vassal. La plupart des récits y font allusion sous le nom de Théodoric ou Thierry, considéré aujourd’hui comme un descendant mérovingien. Il serait le fils cadet de Sigisbert V, le frère de Bera III. En 790 son fils Guillem de Gellone, possédait même le titre de comte du Razès, et fut le parrain de Guillemon ou Guillaume son cousin ».
(à suivre)
Guillaume de Toulouse
DUCHE DE TOULOUSE
Au VIIème siècle, le duché de Toulouse comprenait les Pyrénées jusqu’à la Loire.
720 - L’indépendance de ce duché est reconnu par Charles Martel
721 – Lors du siège de Toulouse Eudes repousse les envahisseurs arabes venus d’Espagne. A cette occasion l’armée d’El Samah subit une très lourde défaite.
768 – Fin de l’indépendance du duché par Pépin le Bref.
778 – Création par Charlemagne du Royaume d’Aquitaine
Son fils Louis le Pieux est roi d’Aquitaine à l’âge de trois ans.
Le comté est d’abord confié à Chorson, puis à Guillaume, son propre cousin.
A la tête du comté, le comte exerce un pouvoir sur les affaires criminelles, assisté de magistrats et d’hommes libres.
Le comte le plus puissant à porter le titre de duc est celui deToulouse qui se nomme Chorson, spécialement chargé des affaires militaires face aux Sarrasins. Il administre en fait le royaume, quand Louis s’absente pour accompagner son père dans ses expéditions en Italie, en Europe Centrale ou pour apprendre à gérer ses territoires.
Chorson, duc de Toulouse, après avoir combattu les gascons rebelles, fut fait prisonnier en 787 par le chef Adalaric. Mais après de douteuses manœuvres Chorson arrive quand même à négocier sa liberté en promettant de ne plus jamais reprendre les armes contre lui. En 790, Charlemagne bien informé des affaires du royaume, n’hésite pas à destituer le duc Chorson et à exiler Adalaric.
Puis il nomme pour administrer le comté de Toulouse, Guillaume au Court-Nez ou le Grand ou d’Orange connu plus tard sous le nom de Saint Guillaume de Gellone. Il est le fils d’un noble franc, de souche merovingienne qui porte le nom de quatre rois : Théodoric (Thierry) duc Franc, comte d’Autun, valeureux guerrier, qui se distingua tout particulièrement à Poitiers. Sa mère qui représente la dysnatie carolingienne s’appelle Aldane ou Alda (Aude) sœur du roi Pépin le Bref. Il est de ce fait, cousin de Charlemagne.
HILDEGARDE
Dans son nouveau palais Louis est seul sans ses parents. Son père est reparti régler des affaires urgentes au bord du Rhin.
Sa mère Hildegarde en tant que Reine suit partout son époux.
Louis ne devait plus revoir vivante sa mère qui décéda dans son palais de Thionville , le 30 mai 783 à l’âge de 29 ans épuisée par de trop fréquentes maternités. Elle laisse pour ses contemporains un souvenir d’une reine juste et pieuse.
A son instigation, de nombreux monastères furent construits et elle dota largement les anciens. L’abbaye de Kempten en Bavière fut un exemple de ses largesses. Elle installa Adelgar comme premier abbé et l’emmena à Rome en 781 pour le présenter au pape Adrien et obtenir la bénédiction abbatiale devant un parterre de prince Francs et de Charlemagne, dans la basilique vaticane. Elle obtint à la suite de ce voyage par les mains du pontife les reliques des saints martyrs Gordien et Epimaque pour les transférer dans l’abbaye de Kempten. L’église fut sous la protection de la bienheureuse Vierge Marie et des deux saints martyrs. Dans son testament, Hidegarde exprimera le désir d’être inhumée dans ce monastère de prédilection.
Elle fut dans un premier temps dans le même caveau que ses deux dernières filles à l’église Saint-Arnoul de Metz. Charlemagne fit élever un grandiose monument funéraire à la gloire d’Hildegarde et c’est Diacre Paul à qui revint l’insigne honneur de composer en vers latins une épitaphe pour cette belle et intelligente reine. Il faudra quand même attendre 872 pour qu’une partie de ses reliques soient transférées à l’abbaye de Kempten, où une nouvelle basilique vit le jour sous son patronnage. L’autre moitié de ses ossements resteront définitivement à Metz.
Louis n’étant pas en âge de gouverner et encore moins de guerroyer, Charlemagne l’entoura d’une multitude de dignitaires d’officiers et de serviteurs. Un tuteur fut également nommé en la personne de Guillaume de Toulouse.
LOUIS, ROI DES AQUITAINS (781-814)
Charlemagne, se heurte de plus en plus à la population aquitaine, qui supporte de moins en moins l’administration Franque.
Il faut dire que la région a été longtemps dominée par les Goths par les Arabes et enfin lesCarolingiens.
C’est Pépin qui s’empare de l’Aquitaine grâce à l’appui de quelques comtes wisigoths de la Septimanie que tenaient toujours les Arabes. De 760 à 768, Pépin fait une campagne chaque année en Aquitaine s’enfonçant un peu plus chaque fois pour ravager les contrées de l’ Auvergne et du Berry. En 761, accompagné des Comtes de Bourges et de Poitiers, Waifre dévaste la Bourgogne jusqu’à Châlons sur Sâone.
Pépin de son côte après avoir guerroyé en Rhénanie revient en force, passe la Loire à Nevers et s’empare des villes les unes après les autres. En 762, prise de Bourges malgré les efforts désespérés du comte aquitain Humbert qui finalement va se rallier à Pépin. La ville de Thouars en Poitou capitule aussi. Il s’installe conquérant et relève les murailles dans les villes dont il s’est emparé. Il place ici et là des garnisons et des comtes austrasiens. Mais Waifre semble reprendre pourtant les villes démantelées. Pépin est obligé en 766 de partir d’Orléans pour obtenir la capitulation d’Argenton –sur-Creuse. Un parent de Waifre se rallit à la cause de Pépin et gagne en remerciement un comté du Bas-berry, jusqu’au Cher.
En 767, Pépin s’installe à Bourges avec la reine Bertrade. Souhaitant faire de Bourges une des capitales Franques, il y fait construire un palais.
Avec la soumission des Basques en 768, l’Aquitaine est enfin docile mais dans un état de complet traumatisme : terres brûlées, villes incendiées, monastères détruits…
La civilisation et sa culture si particulière est pratiquement ruinée.
En effet, par leur coutume et leur état d’esprit, L’Aquitaine se démarque complètement du monde Franc.
Sa situation géographique est un danger permanent face aux Maures d’Espagne, qui laisse toujours craindre une attaque par la Septimanie.
Puis l’échec de l’armée Franque devant Saragosse en 778 a été ressenti comme une humiliation et incite Charlemagne à la prudence. Il demeure inquiet des conséquences de ce désastre. Puis il s’interroge quand même sur la vulnérabilité de cette Aquitaine, encore mal remise de l’invasion Franque.
Après réflexion, Charlemagne se décide finalement à faire un geste en faveur de la noblesse locale pour reconnaître et satisfaire leur dignité en leur accordant un semblant d’indépendance et d’autonomie. Il érige l’Aquitaine en royaume mais par sécurité englobe également la Gascogne et la Septimanie.
Pour protéger ce nouveau royaume, Charlemagne pense tout naturellement à son fils Louis, né à Chasseneuil en Poitou.
L’organisation de la cérémonie du sacre se déroule à Rome le 15 avril 781. Louis devient à cet instant, à l’âge de trois ans, roi d’Aquitaine. La ville de Bordeaux fut retenue pour l’entrée officielle dans ses états. Pour l’occasion, Charlemagne avait fait confectionner une tenue d’apparat et des armes à la taille du petit roi. Sur sa selle, entouré de dignitaires et de son illustre père, il traversa la ville de Bordeaux qui lui réserva un véritable triomphe.
25 mai 2007
Saint Augustin
Augustin est né en Afrique du Nord à Thagaste. Le 13 novembre 354 dans un milieu modeste ; son père Patricius, est un petit propriétaire foncier. Son éducation ne va pas sans poser quelque problème à ses parents de religion différente. Son père est très attaché à la région du paganisme romain alors que sa mère Monique est une fervente chrétienne.. Finalement c’est sa mère qui l’emporte et le jeune Augustin est élevé dans la religion maternelle. Dès qu’il est en âge, il se rend à Madaure pour étudier la grammaire puis plus tard à Carthage pour sa « rhétorique » Avec sa solide formation intellectuelle Augustin pense un temps à s’établir comme avocat mais s’oriente en fin de compte dans le professorat dans sa ville natale puis fonde une école de rhétorique à Carthage pour finalement s’installer d’abord à Rome et enfin à Milan.
Tourmenté par une vie trépidante, il s’éloigne au grand regret de sa mère de la religion. Vivant avec un amour de jeunesse dont il a eu un fils à 17 ans, Adéodat, il partage son temps entre la littérature, le théâtre et son constant désarroi métaphysique. .Il découvre la philosophie en lisant Cicéron lui donnant l’envie de découvrir la sagesse. Cicéron comme tous les praticiens romain a étudié la poésie, la rhétorique et le droit mais ajoutera un autre univers beaucoup plus rare à son époque, celui de la philosophie. Ciceron se veut un homme complet. La culture de l’esprit est presque chez lui un idéal d’un savoir universel. Il sera le premier homme d’état à vouloir tenter de concilier la nécessité de la pratique politique et la portée de la spéculation philosophique. Cicéron rêve d’une Cité républicaine où des hommes d’élite grâce à leur vertu, leur autorité et leur talent pourraient intervenir dans le respect du droit, de la raison et de la justice épaulés par des philosophes convaincants..
Quelques années plus tard Augustin approche le manichéisme et se convertit. Cette religion très en vogue séduit notre jeune Augustin, car elle souscrit l’individu à une vision dualiste et tragique du monde par le combat du Bien et du Mal. Cette religion insiste sur une morale ascétique car alors, l’âme pourrait obtenir son salut en s’arrachant au monde mauvais. Cette doctrine a tout pour plaire à notre jeune Augustin en proie à de multiples conflits intérieurs. Il y adhère et reste pendant neuf ans dans ce mouvement. La doctrine manichéiste était cette vieille conception qui professe la coexistence et la lutte éternelle de deux principes. L’un bon, symbolisé par la lumière, l’autre mauvais, figuré par les ténèbres et identique à la matière. Le père spirituel de cette vision du monde est Manès, né à Babylone en 216.
Mais à Milan, Augustin, s’éloigne progressivement du Manichéisme grâce à l’influence du grand théologien chrétien Ambroise qui l'aide à découvrir le néo-platonisme. Intellectuellement le pas est franchi mais il n’a pas encore fait le pas vers le christianisme. C’est dans un jardin de Milan qu’il reçoit la révélation. Il va entendre une voix qui pour lui ne peut être que Dieu.
A partir de là, il abandonne l’enseignement et se retire avec une poignée d’amis à Cassicacum pour approfondir la lecture sur les Evangiles mais aussi faire le point sur son existence. Il se fait baptiser en 387 par l’évêque Ambroise avec vœu de chasteté et vie de prière Il entreprend dès lors la rédaction de ses premiers dialogues philosophiques, puis entame trois ans de vie monastique pour avoir enfin les charges ecclésiastiques.
Devenu évêque d’Hippone en 395, il participe d’une façon fort active à tous les grands conflits qui secouent l’Eglise d’Afrique. Conjointement il produit une œuvre où se mêle la philosophie et la théologie Saint Augustin relie la philosophie à sa vie et surtout à son expérience de la culpabilité. Donc fatalement il ne pouvait pas faire autrement que de rejeter le manichéisme puisqu’il enlève toute faute à l’homme. Mais pour autant il refuse obstinément de croire à l’hérésie pélagienne qui prétend que l'homme, doté par Dieu du libre arbitre, peut pratiquer la vertu et atteindre le bien sans l'aide de la Grâce.. Mais Saint Augustin rétorque qu’en niant la nécessité de la Grâce, l’incarnation du Christ ne sert plus à rien si l’homme peut se sauver seul.
Fondamentalement, pour Pélage, point de péché originel alors que l’évêque d’Hippone lui démontre que la puissance des passions est liée au péché originel.
Mais un événement capital va obliger notre homme de foi à prendre position politiquement quand Rome est envahi en 410 par le Wisigoth Alaric, prélude à la chute de l’Empire romain en 476. Augustin en est particulièrement affecté car les détracteurs du Christianisme font campagne pour démontrer aux Chrétiens que Dieu n’a rien fait pour protéger Rome. L’évêque d’Hippone se décide alors à démontrer par des écrits argumentaires que Rome est toujours Chrétienne et produit une œuvre capitale entre 410 et 416 sur la théologie politique tout en la reliant à la réflexion et à la méditation sur l’histoire universelle, la « Cité de Dieu ». Dans cet ouvrage, il y expose deux idées majeures : pour lui, il existe une Cité terrestre, fait d’hommes, de lois et de pouvoirs temporels mais aussi une Cité céleste composée de Chrétiens à la recherche de l’idéal divin. Pour Augustin, les deux cités sont à la fois distinctes mais ne peuvent pas exister l’une sans l’autre, car il reste persuadé que le pouvoir vient quand même de Dieu .mais qu’il réside en Dieu, puisque créateur de toute chose. Mais il souligne cependant que les régimes politiques ne sont liés qu’à la Providence, ce qui explique la fragilité dans un contexte historique.
Mais il reste intimement convaincu cependant que la cité céleste peut survivre à tout régime politique, soulignant ainsi au passage que le Christianisme n’a rien à voir avec les païens et la Rome décadente.
origine de naissance de Dhuoda - 2 -
M. Wollasch suppose que Dhuoda est d’origine alémane. Il pense avoir trouvé dans la liste des défunts cités dans le « manuel » deux parents de Dhuoda : Guarnarius et Rothlindis.
Dans une charte de 751 pour une abbaye luxembourgeoise on trouve les souscriptions de Warnarius et Rothlindis.
(Étude sur le Luxembourg à l’époque carolingienne et le domaine de Mersch et ses possessions d’après J. Depoin.)
Rodlinde pour Calmette serait une sœur de Bernard de Septimanie, époux de Wala.
24 mai 2007
Théodoric duc de Bourgogne
THIERRY ou THEODORIC duc de Bourgogne et comte d’Autun (+793) ou
THIERRI des RIPUAIRES ou THIERRI comte de LAON fils de Chrodelinde
(+après 717)
Epouse ALDANA OU AUDE fille naturelle de CHARLES MARTEL maire du Palais
4 enfants :
Aude ou Berthe épouse Frédelon
1 enfant
Sénégonde qui épouse Fulgaud comte du Rouergue mort en 840
Thierry II comte d’Autun
1 enfant :
Bernard comte d’Autun (+843) épouse Blichilde d’où 2 enfants : Bernard de
Gothie et Emenon
Alleaume ou Adalesme - Adelhem comte d’Auvergne épouse Alba :
2 enfants :
Guillaume comte d’Auvergne
Gérard (800-841) co-comte d’Auvergne et comte de Poitiers
Saint Guillaume le Grand comte de Toulouse et comte du Rouergue et comte du Quercy et comte d’Albi et comte de Rodez (788-806 abdique)
Marquis de la Marche d’Espagne (789-806 abdique)
Duc de Septimanie et duc d’Aquitaine (795-806 abdique)
Comte de Barcelone et comte de Gérone (801-806 abdique) mort en 812.
Epouse : 1) Cunégonde
2) Guibourg
d'où - Thierry - Bernard de Septimanie - Bera 1er - Gerberge - Rodlinde - Gaucelme - Heribert
23 mai 2007
Origine de naissance de Dhuoda - 1 -
Voici à ce jour, les dernières hypothèses émises ou suggérées par les historiens et les écrivains sur les origines de naissance de Dhuoda :
Pierre Riché né à Paris en 1921 est professeur émérite à l’université de Paris x. Auteur de nombreux ouvrages sur les Carolingiens (cités en bibliographie) pense que Dhuoda serait d'origine austrasienneAUSTRASIE
L’Austrasie est un des royaumes de la Gaule mérovingienne issue des partages de Clovis entre ses quatre fils.
Ce nom Austrasie est donné pour la première fois à la partie orientale du royaume franc (extrémité orientale de la Champagne à laThuringe et à la Bavière).
Reims dont Thierry 1er ou Théodoric en fera la capitale pour ensuite la remettre à Metz Il faut aussi ajouter les territoires Francs Rhénans avec Metz, Mayence, Cologne et Trèves. Sa mère était originaire de ces territoires qu’il avait reçus en partage.
La portion d’Aquitaine qui lui revenait à gouverner : Clermont et toutes cités aux alentours jusqu’à la vallée haute de la Loire qui avaient été conquises par Thierry pendant la guerre contre les Wisigoths. Il héritait aussi d’une bonne partie du Limousin avec Limoges.
- Thierry hérite de la région de Metz,
Le Traité de Verdun
Lothaire, veut coûte que coûte faire reconnaître la fameuse Constitution de 817, lui octroyant de ce fait, la plus grande part de l’héritage de son père. Mais l'Empire complètement disloqué est en but à de nouvelles rébellions et se trouve vraiment au bord de la guerre civile. On est bien loin, des belles idées unitaires de Charlemagne. Louis le Germanique et le jeune Charles, se sentent menacés face aux exigences démesurées de leur frère aîné. Pour parer à toutes menaces, ils s'unissent pour protéger leurs intérêts et regroupent leurs armées. Ils infligent une sévère défaite à Lothaire, le 25 juin 841 à Fontenay-en Puisaye. Cette victoire à pour conséquence une prise de conscience un peu tardive de leurs liens familiaux. Ils jurent de se soutenir et de se défendre mutuellement. Un acte appelé les « serments de Strasbourg» est signé en présence de leur armée respective. Pour cet événement, les textes sont rédigés en langue romane et en vieil allemand. Lothaire, impuissant devant cette union guerrière de ses frères comprend qu'il doit trouver très vite un compromis avec eux. Il faut cependant attendre août 843, pour que les trois frères signent le traité de Verdun reconnaissant la constitution de trois royaumes: Charles, reçoit la partie occidentale de l'Empire qui prend le nom de Francia Occidentalis (Escaut, Meuse la Saône et le Rhône). Louis le Germanique obtient lui la Francia Orientalis (royaume situé à L’est du Rhin et au nord des Alpes). Quant à Lothaire qui conserve la dignité impériale bénéficie de la Lotharingie (entre les royaumes de ses deux frères, de la mer du Nord à la Campanie avec deux capitales impériales: Aix la Chapelle et Rome).
Démantellement de l'Empire Carolingien
Une grave crise s'instaure dans l'Empire d'occident. Lothaire, prend la tête du conflit. De son côté se rangent aussi bien des nobles que des ecclésiastiques. Poussé par Judith, Louis, convoque l'assemblée de Worms en 829, qui décide d'éloigner Lothaire et de l'envoyer en Italie. Son jeune fils Charles bénéficie en retour d'une partie de la Bourgogne, de l'Alsace, l'Alemanie et la Rhétie.
A cette nouvelle, un véritable drame familial secoue le royaume. Les agissements de Louis le Germanique et Pépin 1er d'Aquitaine obligent Louis le Pieux à faire abolir l'Ordinatio Imperii.
Lothaire n'est plus un empereur associé à son père et le partage territorial se trouve de ce fait, complètement modifié.
Attendant l'heure pour se venger, les trois fils pour une fois unis font cause commune pour soulever l'aristocratie contre leur père. Abandonné par son armée près de Colmar, Louis le Pieux est fait prisonnier. Nous sommes en 833. C'est l'Archevêque de Reims qui dépose l'empereur de sa couronne. Pour l'humilier, on le contraint à faire publiquement pénitence au monastère de Saint Médard de Soisson. Pendant ce temps, Judith et le petit Charles sont enfermés pendant un an dans une forteresse à Tortonne, en Lombardie
Le premier geste de Lothaire fut de rétablir l'Ordinatio Imperii pour se faire reconnaître le seul empereur.
Dans cette affaire, il oublie complètement ses frères qui frustrés, organisent son départ précipité vers l'Italie. Profitant de cette opportunité, Louis le Pieux revient au pouvoir. L'assemblée de Thionville annule les dispositions en faveur de Lothaire, en févier 835
Pensant toujours à préserver le jeune Charles, Louis le Pieux provoque une assemblée a Aix-la-Chapelle en 837, pour lui faire accorder un territoire situé entre le Rhin, la Meuse et la Seine.
En 838, meurt Pépin 1er d'Aquitaine. Ce grand royaume est offert Naturellement, à Charles, qui devient roi d’Aquitaine
La noblesse d'Aquitaine se soulève. Elle a déjà choisi le successeur en la personne de Pépin Il, fils de leur souverain.
La révolte gronde. Louis le Germanique, qui n'attend qu'une occasion pour être contre son père, attise le mécontentement. Près à organiser une expédition contre ce fils, la mort surprend Louis le Pieux, en 840, dans une île du Rhin, à l’âge de 62 ans.
Article publié par Marie de Mazan Tous droits réservés








