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Judith de Bavière dans les chroniques de Welfs

L’équilibre du royaume est de plus en plus difficile à maintenir par le bouleversement qu’occasionne également la mort subite de l’impératrice Ermengarde, le 3 octobre 818 à Angers.

Mais Louis malgré son chagrin ne supporte pas la solitude et se remarie cependant avec la princesse Judith de Bavière de vingt ans sa cadette en 819.

Judith est la fille de Welf, comte de Revensberg, qui possède d’immenses biens (Bavière, en Alemanie, au nord de Constance, dans l’Argengau et dans l’Armmengau) et de Helvide, descendante de la plus puissante maison de Saxe. Son grand-père Wittiking était roi de Saxe, vaincu par Charlemagne avait accordé la main de sa fille Gerswinde, qui sera la seule des six femmes de Charlemagne à porter le titre d’impératrice.

Belle, intelligente, Judith sait se servir de ses atouts dès le début des épousailles pour dominer et influencer son faible mari trop amoureux pour comprendre ses intrigues. Elle en profite pour installer sa famille, telle sa mère qui reçoit l’abbaye de Chelles, son frère Rodolphe, les abbayes de Saint-Riquier et de Jumièges. Quant à son autre frère, Conrad, il reçoit l’abbaye de Saint-Gall et toujours sur les instances de sa sœur Judith, épouse Adélaïde, fille de Hugues de Tours, beau-frère de Louis le Pieux.

Louis et Judith auront d’abord une fille du nom de Gisèle, puis arrive la naissance le 13 juillet 823 à Francfort de Charles qui sera connu plus tard sous le nom de Charles le Chauve. Judith n’aura de cesse d’intriguer pendant des années pour que son fils soit intégré dans le partage de l’héritage du royaume.

Article publié par Marie de Mazan Tous droits réservés