Mais Dhuoda veut avant toute chose léguer à son fils aîné ce qu’elle considère comme son testament spirituel :

« La douceur de mon si grand amour et le désir de ta beauté m'ont fait comme m'oublier moi-même. Je désire maintenant, portes fermées, rentrer en moi-même». 

Epilogue :

Son mari, accusé de trahison par Charles le Chauve fut exécuté à Toulouse en 844. Son fils Guillaume, qui prit le parti de Pépin Il d'Aquitaine comme son père dans le passé, reçu en retour le comté de Bordeaux en 845. Brisant le serment de fidélité, Il se hasardera à tenter de s'approprier dès 848 la Marche d'Espagne en s'emparant de Barcelone. Prisonnier l'année suivante,il sera décapité sur les ordres du roi Charles le Chauve, à l’age de vingt-quatre ans.

Quant à Bernard, son deuxième fils, il aura une plus longue et brillante carrière et sera le père de Guillaume le Pieux, le fondateur de l’abbaye de Cluny en 910. Il sera l’artisan d’une réforme religieuse qui essaimera dans tout l’Occident.

L’œuvre spirituelle de Dhuoda est non seulement préservée mais rayonne encore aujourd’hui anonymement, même si au départ ce n’était pas l’itinéraire que devait prendre son enseignement, puisqu’il n’était destiné qu’à titre personnel à ses enfants.

Article publié par Marie de Mazan Tous droits réservés