Dieu est au centre de la vie par la lecture de la Bible. L'amour, la crainte et la Trinité sont les trois vertus qui dominent  l’ouvrage de Dhuoda. Quinze étapes symbolisées par les sept dons de !'Esprit et les huit béatitudes seront nécessaires à Guillaume pour parvenir à la perfection.

Mais la prière est une invitation journalière pour la société, la paix et tous les défunts en particulier pour sa famille.

Prier, c'est servir, et aider.

Dhuoda se sert de l'arithmétique sacrée pour spéculer sur les nombres et trouve un certain plaisir à énoncer les étymologies.

Une invitation est faîte à Guillaume, son fils, pour  réfléchir sur sa bonne conduite à tenir à la cour royale, ce  qui ne peut que lui être profitable pour son corps et son âme, puisque l'on vit sur deux plans, que l'on sert sur deux plans, à soi-même et aux autres.  Il y a donc forcément  deux naissances : l'une charnelle, l'autre spirituelle par le baptême ce qui entraîne forcément deux morts. Toute la délicatesse maternelle de Dhuoda pour convier son fils à se pencher sur les mystères de la mort physique et celle de l'âme.

La vie n'est-elle pas une intense et assidue préparation à la mort ?

Un passage du Livre de Job d’ailleurs le souligne en désignant la vie en terme de « combat spirituel»

Mais... entre les lignes, la détresse d'une mère redoutant de ne plus revoir ses enfants de son vivant.

« Je pleure en faisant un retour sur moi-même.. »

Elle se sait malade. Elle espère seulement que son fils pourra lire ce manuel qu’elle s’acharne à écrire et à terminer malgré ses infirmités :

« Frêle et souffrante je suis brisée par le choc des vagues…

La mort approche de moi

et la détresse épuise mon corps… »

Article publié par Marie de Mazan Tous droits réservés